Dysenthry : Insanité Nationale, mon boyfriend est au Front !
Fete National - St-Jean Baptiste Day - Montreal 2010
D’abord, faut être audible… et pour être audible de nos jours, faut être visible.
Alors, y’a cette pochette. Brutale, cette pochette. Des types trop jeunes pour avoir les visages envahis de barbe et de crasse… de toute façon, ils n’en auront pas le temps, ils vont mourir. Tomber sous la mitraille, comme tous ces pauvres gars déjà sans âme, que l’auteur du graphisme, a eu la descence de nous épargner. Seule l’immense mare de sang couleur pinard les honore encore… vite passons à autre chose, le pouvoir en place, comme ses immondes prédécesseurs, a bradé sans coup férir, notre beau pays, le transformant en la putain de la ‘joie de vivre’. Le France est à vendre, quelques uns s’y retrouveront, vive la Normandie, la Normandie et PARIS, Le Havre… joli port de pèche, ne trouvez-vous pas ? Façades que tout cela.
<strong>STOP !!! Halte à la connerie. Veni, Vidi, Vici… V’la Dysenthry !</strong>
Un type qui prend son essence du côté du Subs ne peut pas être radicalement mauvais, voilà ce que je me suis dit au début, et puis au début, y’avait du connu là dedans. Certes le temps avait déroulé, mais la Vérole est décidement bien plus résistante que le Séguin. Moi, ça m’va bien, après tout, rayures et blessures, ça se termine pareil… ordures aussi… oui, je sais.
Se faire cogner à froid fait plus mal dit-on, alors Vive l’Hiver. On a plus de temps pour savourer ce disque qui pourrait bien être le dernier dans les neiges. C’est beau l’agonie d’un cygne. C’est beau la fin d’un système devenu taré à force d’insister à essayer de progresser avec ses logiques (profondement injustes) dans l’espace/l’impasse France. Cette nuit, le grand-père s’est pendu au milieu du garage, il était d’un autre temps, saviez-vous cela ?
Dans Dysenthry y’a tout ça. Et bien plus encore…. Vous écouterez le disque… pour l’instant, il n’y a pas de message d’espoir, ni de solution, juste un constat dénonciateur très noir, joué sans aucun temps mort et, quoiqu’on en dise, non dénué d’humour.
Ne comptez pas sur moi pour m’extasier devant le chef d’oeuvre, ‘Insanité Nationale’ n’est pas un chef d’oeuvre, c’est juste l’objet indispensable, tout à l’heure dans votre boite aux lettres normalisée, pour comprendre ce qu’est cette misérable époque.
Bien sûr, y’a pas de label.
Posté le :
7 janvier 2010 dans
FrontStage par punkmemory .
Commentaires: 1
Commentaires
Commentaire de
olivier hamon
Date :
8 janvier 2010 ,
9 h 58 min
La nature vit, l’homme, lui critique……….
Tu devrais lire ou relire l’ennui de moravia….


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