Dégoutée! 1h 45 de queue pour atteindre enfin l’endroit…..alors que nous étions invités ! râté la prestation de Serguei, chanteur de Frakture, c’est lui qui nous a degotté les invits……la salle est belle, espace fumeur dans une cage en verre où l’on etouffe si on est plus de 10 ! et vision sur les VIP de l’autre côté , rincés au champagne avec nappe sur la table!!! on a l’impression d’être des bêtes! conso à 10€, bonjour la tournée quand on est 5 ( et moi qui voulais boire une mousse avec Jacno! - qui n’a jamais voulu être mon copain sur myspace!!!sans doute à cause de mon avatar)….entendu Charles de Goal en fond sonore! ….mais pas Sandy Trash (sniffff!!!) (lol), bon, et quand les concerts live ont été terminés, qu’est ce qu’on nous a mis comme zique ??? je vous le donne en mille ??? de l’électro! vive les jeunes gens modernes….et les 80’s…… Soirée totale branchitude parisienne, agnes B, tu récupères le rock 80’s, tu vas être encore plus riche que riche! et pourtant, j’adore tes fringues, mais ce n’est pas pour ma bourse, hélas…bon, si ça donne un coup de pouce au groupe Frakture, c’est bien le principal….no soucis! j’étais contente d’y être malgré tout! Merci Serguei……………..merci Jluc xxxxxxxxxxxxxxxxxxx dela part de Stef, Alix et moi!
je joins l’article de Libération/G. Lefort/lundi 7 avril 2008
“Moderne, disaient-ils” par Gérard Lefort, lundi 7 avril 2008
Chaotique et prolifique, la mouvance artistique et musicale qui agita la France de 1978 à 1983 s’expose jusqu’au 17 mai à Paris.
«Tout me dégoûte !!» (ha ??????????……….je ris! signé BB, pas Agnes B)
proclame un T-shirt imprimé à la fin des années 70 par les «dictateurs graphiques» du groupe Bazooka. «No future», hurlaient les punkissimes Sex Pistols quelques années auparavant. Des uns aux autres, la conséquence est-elle aussi évidente qu’il ne paraît ? L’exposition «Des jeunes gens mödernes» tente de faire le point sur cette fermentation française qui, entre 1978 et 1983, va agiter le bocal de la modernité, artistique ou musicale. Moderne ! Le mot fait florès tous azimuts, à la marge inconsciente ou assumée du fameux «Il faut être absolument moderne» de Rimbaud dans Une saison en enfer. «Regard moderne», affichent les Bazooka dans leurs suppléments produits en 1978 par Libération, jusqu’à la Une ironique du mensuel Actuel qui, en février 1980, titre : «Les jeunes gens modernes aiment leur maman.»
Météorites. Alors, c’était quoi ? Une société secrète filant de Rennes à Lyon, une fédération underground satellisée aux Halles, une blague de dandy atomique inventée un soir de cuite au Privilège, le club privé du Palace ? Le vieux mot de «mouvance» fait mieux l’affaire. Qui fait tanguer et souvent sombrer (beaucoup de drogues) des groupes de musiciens aux noms aussi sensationnels que météorites: Electric Callas, Mathématiques modernes (with Edwige), Perspective Nevski, Suicide Roméo, Lizzy Mercier Descloux, Edith Nylon, Marie et les garçons, Tokow Boys, Elie & Jacno, Marquis de Sade, Artefact, Taxi Girl… Mais aussi le premier Daho et les balbutiements des Rita Mitsouko. Quel rapport ? Pratiquement aucun, sinon l’usage novateur des synthétiseurs (à l’écoute du groupe allemand Kraftwerk) et une saine envie de «foutre la merde» , comme l’écrivit Serge July dans Libération en 1977, prenant la défense des commandos graphiques de Bazooka dans le journal. Au même moment, les dessins «clean» de Philippe Morillon, les premiers montages photo de Pierre & Gilles, la BD Punk 1900 de Phil et Caro dans Métal Hurlant (1979).
La variante «novö» est mise au point par le journaliste Yves Adrien et relayée par Alain Pacadis, auteur d’Un jeune homme chic (1978), livre manifeste du «dandy rebelle», et chroniqueur dans Libération, Façade, magazine du chic qu’on ne disait pas encore «branché», ou Palace Magazine (gazette du dancing éponyme). Dans un entretien (Libération du 16 janvier 1980), Adrien explique : «Le punk était synonyme de rébellion, le novö est synonyme de mutation. J’ai décidé de jouer les valeurs qui étaient l’inverse du punk : le contrôle et la dissidence.» Et Adrien précise qu’il a inventé novö «quand [il] étai[t] dans un Novotel avec Iggy Pop au printemps 1978.» On pense par analogie à la novlangue inventée par Orwell pour son roman 1984. Pour dire que les jeunes «modernes» ne tombaient pas du ciel ni de l’enfer, mais de la vieille Europe artiste de l’entre-deux-guerres (dadaïstes et constructivistes russes), des expérimentations chargées de William Burroughs ou du pop art de Warhol.
«Morts». Quelle descendance aujourd’hui ? Beaucoup de bons souvenirs, pas mal de disparus, aucune nostalgie. Il n’y a pas d’âge d’or, il n’y a que des années de plomb. Ce que Maurice G. Dantec (ex-d’Artefact), dans le catalogue de l’expo, résume à sa façon: «Les morts sont terriblement vivants, et ils nous manquent ; les vivants paraissent définitivement morts, et ils nous accablent.»